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vont en chercher à l’ombre des dieux grecs. Elle avait flairé autour de Francesco le péril de mort. Sans poser de questions, elle l’avait protégé, en favorisant sa fuite et avait partagé la fièvre, le danger. Il n’y avait pas pensé, d’abord, mobilisé par la manoeuvre compliquée qu’il exécutait, par ce ballet de mort qu’il faisait danser à Navarra et à ses hommes. Il n’était finalement plus resté que Navarra.
Peur. Prudence. Calcul. Celui-ci avait ralenti la poursuite. Francesco et Anna s’étaient retrouvés seuls, dans l’auberge de Skyros. Le soir était violet sur les rochers velus de broussailles odorantes. La mer n’était qu’un murmure lointain, aussi discret que le chuchotis du vent dans les lauriers-roses que les mots qu’ échangeaient, en bas, les hommes qui buvaient le vin résiné.
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