Ce scénario, Jean-Daniel Pollet en est l’auteur. Il lui a été dicté par les paysages
qu’il aime: des paysages de pierre et d’eau, de ciel et de mer. Il y a inscrit des
personnages silencieux et beaux: une grande fille droite: Françoise Hardy; un
garçon souple et taciturne: Sami Frey. L’orgeuil et la violence, l’amour et la
haine se mêlent pour donner son sens à ce western tragique.

Jean-Daniel POLLET: Le malchanceux de la “Nouvelle Vague”.

Quand en 1959 on vit son premier court métrage “ Pourvu qu’on ait l’ivresse” , on crut que le nom de Jean Daniel
Pollet serait vite aussi connu que celui de Chabrol ou de Godard. Il n’en fut rien.

Pollet avait tourné dans les bals populaires
pendant son service militaire. Il avait réussi
à traduire un certain climat fait d’ennui, de
tristesse, d’angoisse et de nostalgie.

“Pourvu qu’on ait l’ivresse” obtint le grand
prix de court métrage au Festival de Venise.
Après quoi Jean Daniel Pollet put tourner
son premier long métrage.:”
La ligne de
mir
”.

Pour des raisons mystérieuses - mais fort
répandues à l’époque - ce film ne fut jamais
distribué. Pollet avait raté son entrée dans
le cinéma commercial. Et il lui fallut six
ans pour s’en remettre. Pendant ces six
années, il tourne des bandes publicitaires,
un second court métrage “
Gala”, un moyen
métrage, “
Méditerranée”, un sketch sur
La Rue Saint-Denis” dans le film “ Paris,
vu par...
” et encore un court métrage sur le
temple grec de
Bassae . La Grèce a pris son
coeur. C’est en Grèce qu’il tourne son second
métrage: “
Une balle au coeur