A l’intérieur il n’y a qu’une grande photo de Françoise qui éclate de rire.
On se demande pourquoi mais on trouve la réponse dans le magazine
espagnol
Ama (N° 141 décembre 1965) qui reprend la photo. Elle rit
parce qu’elle est heureuse et elle est heureuse parce que Jean-Marie est là..

L’article dans Ama (4 pages), qui nous révèle pas grand-chose de nouveau sur le phénomène Hardy ,est illustré
de photos prises à Athènes lors d’une visite de Françoise à l’Acropolis. Les prêtres en arrière-plan figurent
dans une des premières scènes de Françoise Hardy ( voir aussi la pochette de Télérama) dont la beauté crève
vraiment l’écran bien qu”elle ne sait pas jouer; elle ne peut pas procurer des sentiments sur ordre.

Le reportage fait d’abord le tour de la carrière de
Françoise Hardy, millionaire du disque qui prétend être
une fille comme tant d’autres. Bien que les caméras lui
faisaient peur elle n’a pas reculé pour autant. On parle de
l’incontournable “Tous les garçons et les filles” et le soir
du référendum qui a lancé Françoise. Depuis trois années
de tiomphes se sont écoulées.

Faire du cinéma n’est certainement pas une de ses priori-
tés. L’idée des pertes que les producteurs pourraient
souffrir en cas d’échec la rend nerveuse et empire son jeu.
Finalement le cinéma ne l’attire nullement malgré les
propos élogieux reçus à la sortie de “ Château en Suède”.

La discipline des horaires, le manque de sommeil, se lever tôt, les maquillages
auxquels il faut se soumettre, les éternelles reprises, les caméras, c’est très
épuisant. Non au cinéma.

Et pourtant, là voilà tournant un film en Grèce. La Grèce de l’antiquité ,
silencieuse avec ses colonnes, temples, arbres courbés et villages blancs.
Un paysage vert et doré tout comme les yeux et cheveux de Françoise.
La chanteuse avoue qu’elle abandonne la chanson ...temporairement.

“ En arrivant le pays ne me plaisait pas. Trop aride et sobre à mon goût. Mais
aujourd’hui, après avoir visité Athènes, Delphes , Olympe et les îles j’ai changé
d’avis et je trouve que c’est un pays de rêve”. Peut-être qu’on assistera à la
naissance d’une chanson sur la Grèce pendant que Françoise gratte sa guitare
dans sa chambre à l’hôtel où elle séjourne lors du tournage du film.

Françoise Hardy sourit enfin” ( Elle N° 1025 du 12 août 1965).